La Grande Arête du Devenson

Vendredi 22 décembre, avec mon père nous avons profité d’une belle journée d’hiver pour aller dans Les Calanques. L’objectif du jour était la Grande Arête du Devenson, TD-. C’est un itinéraire ouvert en 1949 par Robert Gabriel, Geneviève et Georges Livanos. Après le Linceul et La Coryphène, c’est la troisième fois en un mois que je viens dans le secteur. Et comme les deux fois précédentes, nous avons passé une superbe journée. Pas un chat, grand beau et une belle voie ouverte par Le Grec (c’est toujours sympa de faire une voie Livanos !).

La dernière longueur en V+, magnifique cheminée :

grande arête du devenson

La grande arête du Devenson une voie historique des Calanques

 

Il faut compter environ 1h10 pour rejoindre le sommet de la falaise du Devenson.

Après 3 rappels (35m, 40m, puis 45m), nous voilà au pied de la paroi. Il faut ensuite descendre dans des sentes un peu raides pour rejoindre le pied de l’arête.

La rampe qui mène au pied de la voie :

Nous avons une super vue sur la Tour Save et la Coryphène, faites la semaine dernière :

La première longueur est un V+ avec un rocher qui demande de l’attention dans le haut :

La seconde longueur est la plus dur, un 6A où un spit protège le pas difficile :

C’est une voie qui a été rééquiper en janvier 2014. C’est un rééquipement qui a été très bien fait de mon point vue, laissant la place à l’assurage sur coinceurs quand cela été possible.

 

Histoire du rééquipement de la grande arête du Devenson

 

Voici un petit texte des protagonistes du rééquipement, sur le matériel qu’ils ont trouvé en place avant rééquipement.
Cela permet entre autre de se rendre compte de la corrosion des points en place dans ce genre d’itinéraire en bord de mer :

Le rocher y est souvent compact et se prêtant bien à la pose de pitons, la voie s’est équipée peu à peu de clous, abandonnés pendant plusieurs décennies par les nombreuses cordées, pitons pas toujours très à propos d’ailleurs.

La corrosion et la perte petit à petit de la science du « bon piton » par les nouvelles générations font que la voie donnait une  impression de fausse sécurité quant à l’équipement en place: les vieux clous étant pourris et les nouveaux  bidons.

♦ Etat des lieux, environ 35 pitons en place relais compris:

– 10 cassés en un coup de marteau ou équivalent, par exemple les deux clous du début de L1 ont cassé au fractio (suspension) avec à la clé un bon rateau!
– 10 enlevés en deux coups de marteau, correspondant aux pitons récents (plantés dans la terre) ou à ceux de L3 que tout le monde croyait bétons, la blague de la journée! 
– 8 bons clous enlevés normalement comme il se doit.
– 6  archi-bétons dont 4 disqués et 2 laissés (bas de L3 et milieu de L4), rouillés mais qui tiendront encore une quinzaine d’années.

Arrivée à R3, avec vu sur l’eau turquoise de la plage du Denvenson :

Grimpe en hiver dans les Calanques

 

Je trouve que l’hiver est la meilleure période pour profiter de ces secteur des Calanques. on peut grimper au soleil sans souffrir de la chaleur.

L4 remonte une belle cheminée, qui se grimpe plutôt par l’extérieur :

La vue est canon avec de gauche à droite la Tour Save, l’Eissadon, le plateau de Castelvieil, puis au second plan les falaises du Cap Canaille :

La dernière longueur est la plus belle, un raide cheminée sur bonnes prises en V+ :

Vu depuis le relais :

La fin de la longueur :

Encore une belle classique des Calanques, à la hauteur de sa réputation.

Nous avions un jeux de camalots du 0.3 au 3, en doublant du 0.75 au 2, et un jeu de coinceurs.

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