Raid à ski : Traversée des Dolomites

Du 16 au 23 février 2020, nous avons eu la chance de parcourir une petite partie du massif des Dolomites à ski. En compagnie du guide et ami Gaël PEREZ et d’une véritable équipe de choc, ce raid aura été l’occasion de faire du très bon ski au milieu de montagnes si particulières.

Le premier jour, nous traversons du refuge/hôtel Fuciade (accessible en dameuse depuis San-Pellegrino) au refuge Castiglioni. Au passage, nous franchissons la sforcela del Bachet (2836 m) et skions le vallon d’Ombretola puis le val d’Ombreta au pied de la majestueuse face sud de la Marmolada, et ce jusqu’à Malga Ciapela. Belle mise en jambe !

La montée à la sforcela del Bachet s’effectue sous l’oeil des Pale di San-Martino, compliqué pour nous de garder le notre sur nos spatules :

Aurélia, M-A (dite M-Thovex) et Claire semblent bien apprécier la montée. Qu’en sera-t-il de la descente ?

La neige dure et la pente un peu raide obligent certains d’entre nous à effectuer quelques mètres à pied :

Dernier raidillon avant la sforcela del Bachet :

Depuis la sforcela del Bachet, vue sur la reine des lieux :

La mythique face sud de la Marmolada (avis aux grimpeurs) :

Le ski dans le val d’Ombreta est de toute beauté, à droite toujours l’immense face Sud de la Marmolada :

Après s’être laissés glisser jusqu’à Malga Ciapela, nous prenons les remontés mécaniques qui nous déposent non-loin de l’un des sommets de la Marmolada, la Punta Rocca :

La vue est simplement MA-GNI-FI-QUE ! Le sas Pordoi et le piz Boè (quartier du lendemain) :

A gauche le Sassolungo, à droite le piz Ciavazes, entre les deux le passo di Sella et au fond les montagnes du Tyrol :

Le sommet de la Punta Rocca (3309m) et le haut de la face sud de la Marmolada au soleil couchant :

Là, on peut distinguer la sforcela del Bachet, au premier plan à gauche sur la photo :

Du sommet des remontées mécaniques, il ne nous reste pas moins de 1200 m de D- le long du versant nord de la Marmolada pour rejoindre le refuge Castiglioni. Malgré une neige difficile, cette longue descente nous offre de beaux passages :

Et notamment cet étonnant canyon :

Paul dubitatif ?

Aurélia enchantée !

L’étape du second jour est consistante : départ du refuge Castiglioni, montée à la porta Vescovo, descente sur les pistes de ski jusqu’à Pont de Vauz, remontée (mécanique) au sas Pordoi, traversée au refuge Boè, descente du val di Mesdi (splendide!), re-remontée (mécanique) à Pralongià (station de Corvara), puis grande bleue jusqu’à Armantarola (affinage de la conduite coupée). L’objectif étant, si nous tenons les horaires, de dormir au sommet du téléphérique du Lagazuoi avec en prime, de s’offrir une séance de sauna le plus haut d’Europe à 2752 m. Journée bien remplie !

Le matin, lors de notre montée à la porta Vescovo, nous avons d’abord dans notre dos le lac atypique di Fedaia à côté duquel nous avons passé la nuit. Atypique car ce lac artificiel se situe au niveau d’un col, et réside du fait de deux barrages à chacune de ses extrémités :

Le versant nord de la Marmolada descendu la veille :

Avec à droite, le Gran Vernel (3210 m) la tête dans les nuages, et la Roda de Mulon (2882 m) éclairée par le soleil du matin, splendide !

Toujours la Marmolada omniprésente vue depuis le sommet du téléphérique du sas Pordoi, au premier plan la station d’Araba et la route du passo Pordoi :

La traditionnelle photo du groupe au sas Pordoi :

S’en suit une longue traversée en direction du refuge Boè, nous prenons toute la mesure de la chance de naître dahu !

Au refuge Boè, nous découvrons l’entrée (juste à droite de Claire) d’un nouveau canyon qui nous ouvrira les portes du fabuleux val de Mezdi :

Dans le fameux canyon, le val de Mesdi commence à se découvrir :

L’équipe à la sortie du canyon, au pied de l’impressionnante et austère face nord-est de l’Antersas (2907 m) :

Devant nous, plus accueillants, les sas, bech et dent de Mezdi :

C’est vraiment une chance de skier dans ce beau val de Mezdi jusqu’à la station de Corvara (val Badia) :’

Au terme de cette journée marathon, nous prenons nos quartiers au refuge Lagazuoi. Le soleil se couche sur les Tofana de Rozes, di Mezzo et di Dentro (à droite), et sur la forcella del Lago que nous franchirons le lendemain (la brèche bien marquée à l’extrême gauche de la photo) :

Histoire de détendre les quadris, nous profitons de ce surperbe sauna à 2752 m d’altitude :

Vue depuis l’intérieur… pas pire :

Le troisième jour nous avons prévu de franchir la forcella del Lago, puis traverser de sommet est de la Laverella (3055 m) pour rejoindre la Faneshütte. Malheureusement, l’unique instant de mauvais temps de la semaine nous contraindra à un simple aller-retour au sommet.

Par gravité depuis le refuge Lagazuoi, nous nous laissons glisser jusqu’au pied de la forcella dell Lago (la brèche à gauche de la photo) :

La neige dure nous oblige à effectuer les 200 m pour rejoindre la brèche les skis sur le sac :

L’ambiance est super :

Clément et Paul en terminent et découvrent le joli et sauvage massif des Fanes :

La forcella dell Lago dans notre dos, nous gagnons le val di Fanes par une bien agréable descente et sous un soleil encore bien présent :

Au Piano Grande, nous « repeautons » pour 950 m de D+ en direction de la Laverella :

Une montée de toute beauté :

Malheureusement, ici le temps change très vite. En quelques minutes, jour blanc :

Il faudra une certaine détermination pour atteindre le sommet :

La tempête au sommet :

Jour 4, nous quittons le beau massif des Fanes (celui-ci aurait mérité de s’y attarder plus longuement) pour rejoindre Cortina d’Ampezzo via la forcella Camin (ou Ciamin en fonction des cartes) et la sauvage valle di Mezzo.

La longue montée à la forcella Camin (2395 m, droit devant nous), sur la gauche le sommet rocheux hyponyme (2610 m) :

A droite de la forcella Camin, sous le nuage sur la photo, la Croda del Becco (2736 m):

Derrière Paul, dans la continuité de la Croda del Becco, le spectaculaire versant nord du Col Bechei di Sopra (comme son nom ne l’indique pas, sommet culminant à 2794 m) :

Le soleil commence à réchauffer les rochers du Ciamin :

La sortie à la forcella Camin est raide. Nous préférons terminer à pied. Derrière nous, dernier coup d’œil sur le massif des Fanes avec deux de ses sommets principaux au fond à gauche sur la photo, la piza dales Diesc (cima Dieci, 10, 3026 m) et la piza dales Nü (cima Nove, 9, 2968 m) :

La forcella franchie, nous continuons en direction du sommet Ciamin par ses belles pentes sud et dans un environnement ruiniforme :

Après une tentative infructueuse pour accéder au point culminant, nous nous contenterons de ce qu’il est coutume d’appeler le sommet d’hiver :

Puis c’est parti pour une descente à n’en plus finir dans la valle di Mezzo :

La grande pente sud du Ciamin vient juste de « décailler ». Elle nous offre un beau ski de printemps :

Puis nous nous enfonçons inexorablement dans les profondeurs de la valle di Mezzo :

Une bonne dose de ski 4×4 sera nécessaire pour s’en extirper :

Quelques sauts d’obstacle également (chacun avec son style) :

Nous laissons sur notre droite en descendant le très beau et très sauvage Val Travenanzes, fort prisé pour ses cascades de glace :

Une courte jonction véhiculée, nous a permis de passer la nuit aux sommet des pistes de Cortina, dans le refuge Son Forca. La vue est imprenable :

Le jour 5 est dédié à la traversée Sud-Nord du Cristallino (3008 m). Nous avons commencé par remonter une piste noire abandonnée à la raideur inégalée, le long d’une ancienne télécabine abandonnée depuis 2016, ambiance ex-URSS garantie :

Lors de sa période d’exploitation, cette piste noire a probablement occupé outre mesure le service des pistes. Pour preuve, nous sommes contraints d’effectuer les dernières centaines de mètres crampons aux pieds !

Non loin du sommet la traditionnelle croix (non sommes bien en Italie), un petit bout du refuge Lorenzi et une corniche impressionnante :

Encore quelques mètres, puis nous basculons côté nord du Cristallino. Dans le dos de Thierry, la gare d’arrivée de la télécabine abandonnée. Thierry suit l’accès d’été à la via ferrata qui traverse d’Est en Ouest le Cristallino en empruntant la fameuse passerelle utilisée dans le film « Cliffhanger » :

Décidément, même côté nord nous gardons les skis sur le sac. La pente est toujours trop raide pour nous :

Ophélie et Claire bravent le froid au relai :

Le versant nord du Cristallino et son couloir de descente (mi-ombre mi-soleil) :

En tournant la tête vers le Nord, notre regard s’accroche inexorablement à la croda Rossa (3146 m) :

Nous laissons la forcella Verde sur notre gauche pour plonger dans le val Pra del Vecia :

La descente nous offre quelques beaux passages :

Parfois même insolites, comme ces cavités d’origine anthropique à l’approche des pistes de ski de fond de Cimabanche :

Le 6ième et dernier jour, nous choisissons d’effectuer le tour des célébrissimes Tre Cime (Drei Zinnen). La ballade est magnifique, même obligatoire pour parfaire un premier séjour dans les Dolomites. Dès le départ depuis le lago d’Antorno, nous pouvons les apercevoir par-delà la cime des arbres :

La première partie de la montée s’effectue dans une forêt enchanteresse :

Il y a les Tre Cime mais pas que… ici, la Cima Ciadin dei Toce (2473 m) :

Les Drei Zinnen (côté sud) et le refuge Auronzo :

Dans notre dos, l’imposant massif du Cristallo (3221 m) à gauche et, au fond à droite la croda Rossa (3146 m) déjà aperçue la veille :

Devant nous, la belle face Ouest de la cima Dodici (ou croda dei Toni, ou Zwölferkofel, 3094 m) à gauche et de la cima d’Auronzo à droite (2914 m) :

Là, l’enfilade de couloirs du Cianpedele (2346 m) au premier plan et les aiguilles du Cadin di San Lucano (2839 m) derrière :

Nous effectuons le tour des Tre Cime dans le anti-horaire. Nous franchissons donc d’abord la forcella Lavaredo. Les filles et les garçons ont l’air d’apprécier :

Puis, nous nous laissons glisser côté nord des Drei Zinnen face à la croda Rossa :

Thierry se découvre de vrais talents de sauteur à ski :

Le spectacle est au rendez-vous :

Le public admire le spectacle depuis la terrasse du chalet Langalm :

Après avoir passé le col di Mezzo, pour rentrer, nous skions dans un talweg très sympa entre le refuge Auronzo et le monte de Fora (2221 m). L’équipe observe, non sans nostalgie, la dernière descente de ce beau périple :

C’est parti !

Les Dolomites : paradis du ski… paradis tout court !

3 réflexions au sujet de “Raid à ski : Traversée des Dolomites

  1. Merci à toi Marc pour ce message ! Malheureusement, tu auras remarqué que j’ai toujours des problèmes concernant l’agrandissement des photographies.
    A bientôt !
    Damien

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