Ski de randonnée-Massif du Mercantour-Raid à ski-Guides06

Raid à ski dans le Mercantour

Avec Hervé, Stan, Marc et Jérémy, du 29 Mars au 3 Avril dernier, nous avons traversé en ski de randonnée une belle partie du Mercantour depuis Isola 2000 jusqu’à Castérino.
Une grande et belle aventure qui a commencé par un rendez-vous chaussures de ski aux pieds devant la gare de Nice pour monter en bus avant de s’achever par un retour en train depuis St Dalmas de Tende.
Un voyage de six jours sous le signe de la bonne humeur : neige printanière, soleil, vue mer, immersion totale à la découverte du Mercantour.

 

C’est parti, difficile d’imaginer l’aventure qui nous attend au depart d’Isola 2000:

 

J1: Direction Tête Mercière, premier sommet de notre aventure. La descente donne le ton du séjour : une neige transfo à point. Nous rejoignons le petit hameau de Molière avant de traverser vers le Boréon où nous avons passé la nuit chez Nicolas, au gîte du Boréon.

Quel contraste entre le café du centre ville au petit matin et notre pause déjeuner dans le vallon de Molière désert…

Dans les pentes de Tête Mercière: 

Passage à gué: 

 

J2: Direction le Guilié par le vallon des Erps. Ce jour-là, les très fortes rafales de vent ne nous ont pas permis de rejoindre la croix sommitale. Mais l’ambiance était magique avec une vue imprenable depuis la vallon de Sangué: la mer d’un côté et la plaine du Pô de l’autre.

Après une petite remontée au refuge de la Cougourde dans une chaleur estivale, la sieste se fera douce autour du refuge. 

Sous le sommet du Guilié

Sommets du Mercantour et plaine du Pô: 

 

Grand ski dans le vallon de Sangué:

 

 

La Cougourde

 

Drapeaux dans le vent:

 

J3: Départ pour l’Italie par la Cime de l’Agnel. Nous descendons ensuite vers la baisse Margot puis nous skions un très beau vallon versant Est vers le refuge Soria-Elena avant de revenir en France par le col de Fenestre.

Etant donné la chaleur, la pente versant est de la baisse Margot nous invite à partir tôt. Nous quittons le refuge de la Cougourde au lever du jour. Il faudra rapidement se concentrer sur une neige très dure qui demande vigilance à la montée.

En quelques heures nous voilà au sommet, prêts pour la descente. La première pente est la plus raide, 40° dans le haut sur une neige encore froide, nous prenons donc les précautions nécessaires en laissant des distances de sécurité entre nous. Nous ferons de même dans le vallon pour rejoindre Soria-Elena. A dix heures, la neige est pourrie… alors on tire des bords! Il faudra revenir, ce vallon est grandiose!

Après une bonne pause au bivouac Soria-Elena nous nous mettons en route en direction du refuge de la Madone de Fenestre. Bizarrement à la descente sur la Madone, versant sud, la neige était encore très agréable à skier: sûrement une neige déjà tassée par la chaleur et le soleil contrairement au versant italien.

Comme tous les après-midi, nous retrouvons avec plaisir notre hôte et le bonheur de la farniente après des matinées intenses.

La Cougourde avec la mer à droite: 

 

Une ambiance au beau fixe:

A la baisse Margot: 

 

En direction du Refuge Soria-Elena:

 

Le versant italien du Gélas:

Remontée au Col de Fenestre:

Neige aux petits oignons sous le Col de Fenestre:

 

Arrivée sous l’oeil des spectateurs avertis :

J4: Aujourd’hui journée de repos ou presque. Direction le refuge de Nice via le Pas du Mont Colomb avec un petit crochet par le sommet du même nom.

C’est un superbe sommet classique du Mercantour avec ses pentes suspendues au-dessus de la Plaine de la Fou.

Descente cinq étoiles, pour changer, suivie d’un pique-nique au bord du torrent, c’est bon ça!

On profitera de l’après-midi pour revoir l’exercice D.V.A, skis aux pieds, devant le refuge de Nice.

 

Au Pas du Mont Colomb, découverte de l’auto-assurage à l’épaule: 

Dans les pentes sous le sommet: 

 

 

En direction du refuge de Nice, le lac de la Fou avec le Clapier au fond à droite :

J5: En route pour ce qui sera une des plus belles journées du séjour. Nous partons vers la Vallée des Merveilles par la traversée du Grand Capelet.

Nous remontons le Vallon du Mont Chamineye, pour accéder au Pas du Basto d’où nous nous laissons glisser sous le Grand Capelet. Nous nous encorderons et chausserons les crampons pour rejoindre le sommet. Là-haut une vue panoramique sur la vallée des Merveilles nous attend.

Après une descente en excellentes conditions, l’après-midi se passera à la préparation culinaire et au repos au bord de la rivière. Ce soir on dort en cabane, chauffés au bois, éclairés à la bougie, le plaisir de la simplicité.

Gélas et Malédie au lever du jour:

 

En route vers le sommet:

 

Vallée des Merveilles avec la Méditerranée en toile de fond:

 

On profite d’une exellente neige jusqu’au bout, grandiose, certainement dans le top 10 de la saison: 

 

 

Plénitude du soir après une journée riche en sensations:

 

J6: Après la journée bien remplie de la veille nous entamons la dernière ligne droite. Aujourd’hui nous allons au sommet du Mont Bego par la voie d’accès estivale. Nous remonterons un petit couloir pour accéder d’une belle façon sur l’épaule du Bégo.

La vue du sommet est toujours époustouflante, à 360° sur tout le Mercantour.

A la descente nous skions en grandes courbes sur l’épaule du Bego puis dans le vallon du Silence. Encore une courte remontée pour franchir la baisse de Vallauretta et nous nous laissons glisser jusqu’à Castérino, fin de notre aventure. 

 

On quitte la Vallée des Merveilles, connue pour ses gravures rupestres, sous la neige une bonne partie de l’année : 

 

La mer brille derrière nous : 

 

Bouquet final:

L’équipe au complet avec en arrière-plan notre dernier sommet du raid, le Mont Bégo :

 

Dernier virage sous la Cime de Chanvrairée :

 

Une belle aventure de six jours, une équipe au top, une météo et des conditions excellentes : tout était réuni pour nous faire apprécier ces journées en montagne à la découverte des secrets du Mercantour. 

Cette traversée est d’une belle ampleur et offre de nombreuses variantes avec un accueil toujours chaleureux dans les gîtes et refuges le long du parcours.

Le départ de Nice en bus et le retour en train depuis St Dalmas de Tende rajoute un petit côté sympa à cette aventure

Merci et encore bravo à vous pour ce sacré périple!

A quand le prochain plan B ?

Il reste 2 commentaires Aller aux commentaires

  1. Stéphane /

    Génial!
    Merci pour ce reportage.

  2. Viking /

    Alors la, je suis fan! Un vrai voyage dans le massif en transport en commun. Tu me fais rêver! Vivement la neige de l’hiver prochain.

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