Arête Ryan
Le 14 juillet 2010, Marine et Florence ont fait l’arête Ryan, D+ 550m, à l’Aiguille du Plan 3673m.
C’est une vraie course chamoniarde magnifique mais pas de tout repos!


Cette année je commence fort!
Après l’Iphone et l’appareil photo, maintenant c’est la voiture qui est en réparation!
Donc forcément questions photos vous allez être déçus.
Les 2 premières semaines de juin étant exécrables, avec mes stagiaires nous nous en sommes bien tirés puisque nous avons fait la Ryan à l’Aiguille du Plan 3673m.
Pour info nous n’avons pas trouvé la sortie Lochmatter 1906.
Nous avons pris une sortie classique eu égard aux nombres de pitons et traces de passages sur les vires, mais qui monte à vrai 6a!
Déjà que cette course est une vraie D+ chamoniarde cela peut être intéressant de savoir….que la fin peut être gratinée!!
La très belle goulotte des Allemands à gauche de la goulotte Chéré dans le triangle du Tacul 4248m.
La 3ème semaine avec les cobayes, il a fait beau ce qui lorsqu’on habite Nice fait du bien!
Après une journée test à la dalle de Vallorcine, nous avons fait la traversée des Petits Charmoz AD.
Pas piquée des vers la 1ère cheminée en IV tapissée de neige et glace!
Le mercredi au Roi de Siam, 3693m, nous avons grimpé le Lifting du Roi ; jolie voie granit en 5c max.
Le jeudi nous sommes allés au Trident du Tacul, 3639m, gravir la mythique Lépiney ouverte en 1919 sans pitons!!
Autant vous dire tout de suite que sans les pitons je n’ai pas le niveau!!
L’itinéraire en collimaçon est très raide pour du D+, la descente en rappels dans les intouchables encore plus…………!!!!!!!
Le même jeudi 24 juin, Antoine Bletton et Simon Duverney ont grimpé la goulotte Mac Intyre ED- aux Grandes Jorasses 4208m, dans des conditions correctes sans plus.
Bien vu à eux d’avoir pensé à une grande course en glace aprés ce printemps pourri!
Le vendredi et dernier jour de la semaine cobayes, nous avons rendu visite à la vierge de la Tour Ronde 3792m, je n’y étais jamais allé ; la vue est grandiose surtout sur le versant Brenva.
La 4ème et dernière semaine du stage de Guide, la météo tournant à l’orage dans le massif du Mont-Blanc 4810m, avec mes stagiaires nous sommes allés dans l’Oberland Bernois.
Nous avons grimpé le pas classique éperon Nord du Gross Fiescherhorn 4049m, bien visible depuis Grindelwald.
Cotée TD- cela nous a semblé moins dur que bon nombre de D chamoniarde.
La voie est en rocher exécrable mais l’ambiance est grandiose et avec l’accès et le retour la balade de 3 jours…..inoubliable!!
Notamment la vue sur Aletsch le plus grand glacier des Alpes et la descente dans la face nord de l’Eiger par le train de la Jungfrau!
Bon début d’été à tous.
Quelques semaines avant nous avions grimpé l’éperon Nord-Ouest.
Vous pouvez retrouver ici une rediffusion de l’interview de Claude Jaccoux sur France-culture.
Plusieurs sujets intéressants sont abordés.
Voici leur compte rendu :
Nous avons opté pour les sommets d’Isola 2000, espérant un regel meilleur qu’ailleurs.
Cependant même à une altitude assez élevée, le regel était faible et ce, quelque soit les versants et la configuration du terrain.
L’arête du Malinvern m’a paru trop sèche pour être agréable et nous avons choisi la pente progressivement plus raide située entre la cime de Tavels et la tête de la Costasse.
Au lieu de gagner la crête, nous avons obliqué à droite pour remonter le couloir NO de la Tête de la Costasse. 200m, PD.
Peut-être que ce couloir n’a jamais été parcouru, si c’est le cas nous l’appelons couloir Nord-Ouest des Costasses et le premier parcours connu revient à Pranee et Gilles Bauduin et Nicolas Féraud.
De nombreuses fois, j’ai regardé ce couloir, il semble si raide lorsqu’on le voit depuis Tavels.
En réalité, il est accueillant et ne dépasse pas les 50°.
Depuis le collet, des rochers herbeux mènent au sommet.
Réalisée ainsi, cette course est une initiation à l’alpinisme, elle est remarquable pour la facilité de son accès.
Si elle est entreprise un peu plus tôt au printemps, elle peut être très intéressante en ski-alpinisme.
Alpes-Maritimes – Mercantour – Vésubie
Nous avons était surpris par la raideur du ressaut rocheux, une longueur en 4+ bien physique, dans des conditions pas facile…
En effet il avait pas mal neigé les jours précédents, ce qui a « platré » le cailloux.
L’accès à skis se fait bien.
Dans le couloir, les conditions de neige sont mauvaises.
Une croûte de glace garnit la 1ère moitié de la course.
La suite est une alternance de neige molle et dure.
On a vraiment eu des conditions peu ordinaires.
Pour bien aborder cet itinéraire avec ces conditions, il faut davantage de matériel ( friends notamment ) et une corde plus longue.
Depuis il a reneigé, mais de façon générale comme le soulignait Stéphane au Pélago, les conditions du massif sont particulières.
Il y a de la glace malgré la douceur.
La Diagonale du Ponset, par bonnes conditions, est un couloir de neige très classique, comme peut l’être le couloir Nathalie au Pélago
Stéphane suivi de Claude dans une partie bien traversante du couloir.
Le départ se fait skis aux pieds depuis la vacherie du Dévensé.
Les conditions de regel étaient ce jour-là très bonnes.
Nous avons emprunté à la montée le vallon des Mousillons, il est praticable mais plus pour longtemps à cause de la fonte des neiges.
A la descente, le ski est de très bonne qualité, sur une neige de printemps quasi parfaite.
Lorsque la forêt devient dense, la neige s’alourdit et limite la skiablité.
Cette course présente un intérêt majeur, celui d’une vue superbe sur le Mercantour et particluièrement sur la Madone des Fenestres.
Samedi 26 mars 2010 la goulotte au delà du rêve, TD ouverte par Xavier Baudru et Jean-Paul Gass à la Cime de Tavels 2795m au-dessus d’Isola 2000 a été à nouveau parcouru cette saison.
Dans le vallon des Erps le versant Ouest du Pélago et des Cayre Nègres, présente également de bonnes conditions.
Le couloir Nathalie AD et le couloir Ouest du Pèlago D semblent en bonnes conditions, pour les conditions des autres itinéraires.

Sur l’arête sommitale. Le Corno Stella et l’Argentera paraissent tout proches.
Si dans notre groupe, Régis, Christophe et Pierrick ont l’habitude des trails en montagne pour d’autres c’est un peu plus dur.
Peu importe, après une pause au milieu de la voie, nous nous retrouvons tous au sommet.
L’itinéraire est en très bonnes conditions.
Le couloir de descente est en poudreuse et nous nous sommes laissés glisser sur les fesses.
Un bon culing et hop! en bas!

Approche en raquettes ou en skis, les deux fonctionnent bien. Mais pour le retour, le ski procure un léger avantage…
Avec le vent qui a soufflé les jours précédents certaines portions étaient presque en glace.
A l’inverse dans les zones de dépôt la neige est molle.
Cette course est très variée, assez longue à cause de l’approche notamment.
En raquettes nous avons mis un peu moins de 9h voiture à voiture.
La route est déneigée jusqu’à parking de la Lèche.

Dans le couloir initial avant d’arriver à la brèche.